Portraits

La notion de portrait ainsi que son phénomène se propose comme et par le regard présent contenant un passé, un vécu qui prépare une mémoire avenir.

Il se doit de représenter le ressenti de la vie qui s’écoule dans son long- court.

Il présente un espace temps figuré hors le temps qui s’inscrit dans le grand temps.

Ainsi se retrouve l’abandon de la notion d’avoir tout en favorisant l’émergence de celle de l’être et c’est cet être qui regarde en face ce temps à qui il appartient, faisant fi de du calendrier, de la montre et du sablier des saisons qui sculpte les rides d’un regard.

Dépasser l’avoir, aller non vers le « quoi » mais vers ce « qui » regardant et c’est ce « qui » que je cherche à faire éclore.

C’est pourquoi le caractère du portrait semble être sans âge et dont le regard accepte la traversée du temps.

Le portrait relate l’histoire, non pas d’un visage objet, mais bel et bien celle d’une figure sujet ou en d’autres termes, ce n’est pas un portrait qui « a » un visage, mais qui « est » ce visage ; un individu unique parmi tous les individus unique que nous sommes qui porte en lui un être vivant qui a sculpté de l’intérieur son visage à travers cette partie du temps qu’il vit et qu’il offre en regard.